Moussem d’Assilah: des politologues marocains et étrangers mettent en avant l’expérience marocaine en matière de transition démocratique

Des politologues marocains et étrangers ont mis en avant, jeudi lors du deuxième colloque de la session d’automne du Moussem culturel international d’Assilah, l’expérience marocaine en matière de réalisation de la transition démocratique, la tenue d’élections justes et transparentes, et la garantie des droits et des libertés.

Lors de la deuxième journée du colloque « Quel avenir pour la démocratie électorale? », qui s’inscrit dans le cadre des travaux du 42ème Moussem culturel international d’Assilah et de la 35ème édition de l’Université ouverte Al-Mouatamid Ibn Abbad, tenus sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, les intervenants ont souligné que le Maroc s’érige en un modèle régional et continental en matière de gestion des affaires démocratiques, ainsi qu’en termes de garantie du fonctionnement des institutions concernées et de la participation effective de la société au processus démocratique de manière générale.

Dans ce sens, le politologue mauritanien Abdallah Ould Bah a indiqué que le Maroc est une exception en matière de gestion des affaires démocratiques et de réalisation de la transition démocratique de manière fluide, notant que le Royaume a tranché sur des questions fondamentales sur les plans religieux, culturel, politique et social, ce qui lui a permis de réaliser un développement démocratique englobant l’ensemble des acteurs sociétaux et politiques.

Pour sa part, le président du Centre Chourouk pour la démocratie, l’information et les droits de l’Homme, Mohamed Aujar, a fait savoir, lors d’une présentation sur les difficultés et les problèmes auxquels est confrontée la démocratie électorale dans diverses régions du monde, et l’expérience marocaine en matière de transition démocratique, que les élections qui se sont tenues le 8 septembre dernier se sont déroulées avec succès et ont consacré la capacité du Maroc à une gestion consensuelle du processus démocratique et à l’alternance politique, notant qu’aucun participant, observateur national ou international lors des élections n’a contesté l’intégrité du processus.

Le Maroc s’est engagé sur une voie politique compétitive et pluraliste dans laquelle les programmes, les idées et les perceptions des partis se sont affrontés de manière démocratique, ce qui affirme la réussite de la voie de la réforme engagée sous la conduite clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI, et ayant permis de mettre le Royaume sur les rails de la démocratie, avec des conditions qui facilitent à l’ensemble des formations politiques marocaines de travailler avec confiance, et de participer à des élections marquées par la transparence, l’intégrité et le recours aux urnes, à travers lesquelles les citoyens expriment leur choix de manière libre et responsable, a ajouté M. Aujar.

Il a, en outre, souligné l’importance d’élargir le champ de la participation politique et d’ouvrir la voie à de nouvelles élites à même de contribuer au développement de la scène politique et du processus démocratique de manière général, et ce afin que le processus politique retrouve son attractivité et que le pays puisse faire émerger de nouvelles élites politiques jeunes pour poursuivre et accompagner la voie de la réforme engagée par le Royaume.

Il est à noter que ce colloque, dont les débats se poursuivront jusqu’au 5 novembre, sera suivi de quatre autres colloques traitant des questions géopolitiques actuelles et d’activités artistiques et culturelles.

Il s’agit de colloques sous les thèmes « Les Arabes et les nouvelles mutations régionales et internationales : où va le panarabisme? » (8-10 novembre), et « Cheikh Zayed: la vision d’un leader éclairé » (12-13 novembre), ainsi que d’une conférence-hommage au vétéran de la presse marocaine, Mohamed Brini (11 novembre) et de la deuxième rencontre poétique « Langage de la poésie arabe aujourd’hui » (16-17 novembre).