Le rôle important du Maroc en faveur de la paix dans l’espace sahélo-maghrébin mis en exergue à Assilah

D’éminentes personnalités africaines ont mis en exergue, vendredi soir à Assilah, le rôle important du Maroc en faveur de la paix et de la stabilité dans l’espace sahélo-maghrébin.

Intervenant à l’ouverture de la session d’automne de la 42ème édition du Moussem culturel international d’Assilah, le directeur des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidents à l’étranger, Mohamed Sbihi, a souligné que l’espace sahélo-saharien, affecté plus que les autres régions du Continent, par le phénomène du terrorisme, est riche de potentialités et d’opportunités, faisant de lui, l’une des zones les plus convoitées.

M. Sbihi a précisé que ces défis, souvent exploités par les groupes terroristes, transforment la région du Sahel en une zone d’introversion et d’instabilité structurelle, et en un foyer de contrebande et de prolifération de groupes terroristes extrémistes, estimant que l’escalade alarmante de la violence liée notamment au terrorisme risque d’avoir des répercussions sur les Etats voisins, jusque-là épargnés par ce phénomène.

Le responsable a estimé que l’action internationale dans la région du Sahel ne peut reposer uniquement sur des outils militaires, mais les réponses sécuritaires et les programmes de développement doivent être liés, sans ignorer les spécificités propres à chaque pays de la région, et devra se concrétiser dans le respect de leur souveraineté nationale et de leur intégrité territoriale.

« A terme, développer des solutions éloignées des réalités locales du Sahel ne peut mener aux résultats escomptés. D’où la conviction du Maroc quant à la nécessité d’adopter un modèle fondé sur une dynamique locale, en phase avec les besoins ressentis », a-t-il fait savoir, affirmant que le Maroc est plus que jamais déterminé et engagé à renforcer ses relations bilatérales avec les pays du Sahel et du Maghreb, qui constituent une dimension importante de sa politique africaine, malgré le fait que les conditions d’un véritable partenariat régional entre le Sahel et le Maghreb ne soient pas encore réunies, en raison des contraintes régionales.

« SM le Roi Mohammed VI place l’Afrique au centre des priorités internationales du Maroc, convaincu que toute solidarité ou engagement passent par un investissement dans les relations politiques, conjugué à l’instauration de partenariats économiques gagnant-gagnant, ayant un impact social tangible », a-t-il insisté.

M. Sbihi a rappelé que le Royaume, sous la conduite clairvoyante de SM le Roi Mohammed VI, mobilise son expérience et expertise en faveur de ses partenaires africains, dans le but de libérer l’énorme potentiel que recèle le Continent, accélérant ainsi la croissance et le développement durables et inclusifs des économies africaines, notant que l’afro-optimisme du Maroc est réaliste, car il repose sur la conviction que le continent africain deviendra l’un des principaux pôles de la mondialisation au XXIè siècle.

Il a, par ailleurs, indiqué que le retour du Maroc au sein de sa famille institutionnelle – l’Union africaine – est un témoignage concret de cette Vision royale courageuse qui émane d’une volonté profonde d’apporter une contribution significative au renouveau du continent et des solutions tangibles aux défis de notre temps.

« Sous la conduite éclairée de SM le Roi, le Royaume a remporté de nombreux succès, en poursuivant une approche réaliste et équilibrée, éloignée de toute logique de confrontation », a-t-il dit, notant que la reconnaissance par de nombreux pays à travers le monde, dont les Etats Unis, de la souveraineté du Maroc sur son Sahara, l’ouverture de consulats dans les provinces du Sud, l’intégration du Maroc dans l’économie mondiale, à travers la signature de nombreux accords commerciaux sont autant d’avancées réalisées.

Après avoir affirmé que l’Afrique ne peut être seulement un miroir qui renvoie au monde l’image des défis auxquels elle est confrontée, mais se doit être le reflet de son dynamisme futur, M. Sbihi a souligné que le monde devrait se détacher du regard porté sur le continent, notamment le Sahel, pour le considérer comme un espace d’inventivité, de créativité et de vitalité, jetant ainsi les bases de la paix, de la prospérité et du développement.

Pour sa part, Rakya Talla Diarra, membre du Conseil national de transition du Mali, qui intervenait lors d’un colloque sous le thème « le Maghreb et le Sahel: l’inéluctable partenariat? », organisé dans le cadre de cette session, a mis l’accent sur l’importance du thème choisi dans le contexte actuel marqué par une mondialisation accrue, et des défis sécuritaires, économiques, sociaux, culturels et environnementaux, notant que ce débat contribuera à bien appréhender les problèmes qui minent la région.

Mme Diarra a mis en avant la politique migratoire du Maroc et les efforts déployés par le Royaume pour faciliter l’intégration des migrants, qui lui ont permis de s’ériger en modèle pour les pays africains, saluant l’engagement constant du Maroc à faire bénéficier les pays subsahariens de son expérience en matière de gestion des flux migratoires et à promouvoir la paix et la stabilité dans le Maghreb et le Sahel.

« Je tiens à saluer le leadership du Maroc, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, dans le cadre de la coopération Sud-Sud, en matière de mise en oeuvre des réformes qui visent la transformation de nos Etats africains, notamment en relation avec la gouvernance, la transparence et la promotion du capital humain », a-t-elle dit, notant que plusieurs pays africains se sont inspirés de l’expérience du Maroc dans plusieurs domaines.

De son côté, Fathallah Sijilmassi, ancien secrétaire général de l’Union pour la Méditerranée (UpM), a indiqué que la région du Maghreb et du Sahel fait face à des défis majeurs, notamment ceux sécuritaire, stratégique, institutionnel et économique, notant que les questions de développement, de paix, de stabilité et de sécurité lient le Maghreb et le Sahel de manière naturelle et concrète.

M. Sijilmassi a estimé que la solution à ces défis se trouve surtout dans un partenariat Sud-Sud renforcé qui est le fruit de l’identité naturelle des pays de la région, notant que le Maroc, sous le leadership de SM le Roi, joue un rôle proactif concret en matière de la concrétisation d’un partenariat gagnant-gagnant, dans le cadre de la coopération Sud-Sud.

Quant à Mohamed Al Madani Al Azhari, ancien secrétaire général de la communauté des Etats sahélo-sahariens (CEN-SAD), il a souligné que ce forum constitue un espace de réflexion autour des défis et des enjeux majeurs qui s’imposent à la région, afin de promouvoir l’intégration régionale et renforcer la stabilité et la sécurité dans le Sahel et le Maghreb.

Après avoir évoqué le défi sécuritaire, M. Al Azhari a mis en avant les efforts déployés par le Maroc pour la promotion de la paix dans la région, soulignant l’importance de la mise en oeuvre d’un modèle de gouvernance adapté pour booster le développement socio-économique des pays du Maghreb et du Sahel.

Cette édition, qui se tient du 29 octobre au 18 novembre, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, à l’initiative de la Fondation du Forum d’Assilah, en partenariat avec le ministère de la Jeunesse, de la culture et de la communication (département de la culture) et la commune d’Assilah, sera marquée par l’organisation de cinq autres colloques traitant des questions géopolitiques actuelles et d’activités artistiques et culturelles.

Il s’agit de colloques sous les thèmes « Quel avenir pour la démocratie électorale? » (du 3 au 5 novembre), « Les Arabes et les nouvelles mutations régionales et internationales : où va le panarabisme? » (8-10 novembre), et « Cheikh Zayed: la vision d’un leader éclairé » (12-13 novembre), ainsi que d’une conférence-hommage au vétéran de la presse marocaine, Mohamed Brini (11 novembre) et de la deuxième rencontre poétique « langage de la poésie arabe aujourd’hui » (16-17 novembre).

Cette session d’automne sera également ponctuée par une série d’ateliers (peinture, gravure) et de workshops portant, entre autres, sur l’écriture pour enfants.